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Commencons à apprécier la nouvelle mouture Triangle, la Génèse Lyrr, par sa robe, qui n'est pas sans rappeler celle de la Gamme Magellan. Imposante mais d'une sveltitude empreinte d'élégance et de charme, la Génèse Lyrr s'intègrera dans tout intérieur sans difficulté et sa finition irréprochable est très waf.
La Lyrr dispose en son sommet (au contraire de la gamme EX) d'un tweeter en forme d'ogive dit "débafflé" que certain pourrait rapprocher de la gamme XT de chez BW, il n'en demeure pas moins que celui-ci est de très haute qualité. Le médium de 16cm est dérivé directement de la gamme Magellan. En partie basse, deux boomers de 16cm doublement motorisés et spécifique à la gamme Génèse. L'innovation à découvrir autant sur la Lyrr que sur sa cadette, la Quartet, c'est le nouveau système d'accords de charges, le système "TWIN/VENT", qui permet un developpement exceptionnel dans le bas registre sans distorsion et en limitant les résonances, et garantissant un dynamisme envoutant.
La Génèse Lyrr est donc une colonne bass-reflex, 3 voies, d'une sensibilité de 92dB à la bande passante de 32Hz-20 kHz, dans une gamme de prix de 3500 euros
Nous avons dans un premier temps associé cette enceinte à des électroniques DENON série 1500, en source et ampli stéréo, modulation Audioquest Panther et câble HP simple de 2.5 mm* de chez Real Cable. Rapidement, la source à été changé au profit de notre référence magasin, à savoir la CEC TL51Z.
En effet, les écoutes successives ont fait apparaître une sécheresse au niveau de médium, une petite aridité sur le haut. Beaucoup d'aération (trop) et le punch avec le couple lecteur Denon mais un manque certain de matière que la CEC, fidèle à elle-même à remis à niveau, sachant que la Génèse Lyrr de par sa conception à un fort potentiel dans ce registre.
L'apport de la fluidité, de la matière du lecteur CEC est donc incontestable et permet à la Lyrr de s'exprimer pleinement. Ainsi que ce soit sur du jazz vocal avec Diana Krall (Temptation ou Fly me to the moon live), du jazz cuivré avec Wynton Marsalis (featuring Dianne Reeves), du jazz à cordes avec Florin Niculescu au violon et sa fille au chant, la musicalité est véritablement au rendez-vous avec une restitution pleine, chaleureuse, ample, palpable avec une belle image réaliste. Que dire sur "Ces petits riens" issu du dernier album de Stacey Kent "Breakfast on the morning tram" qui dégage un fabuleux petit swing envoutant au possible, la voix si sensuelle de la chanteuse, si intimiste que l'on se transpose avec aisance dans une petite salle, sirotant un cocktail, tapant la mesure d'un claquement de doigts et regardant avec intensité Stacey Kent, là assise à quelques mètres de vous...La Lyrr offre une palette d'harmonies qui la rend très mélodieuse.
Sur les percussions, la Génèse Lyrr n'est pas en reste car à l'écoute d'artistes tels O-Zone Percussion ("La Bamba"), de Dean Peer ("Mars") ou encore le second titre de la BO du film Himalaya", pour peu que les boomers soient convenablement alimentés, on arrive à ressentir les percussions avec impact, rapidité et tenu.
En conclusion, la nouvelle Triangle Génèse Lyrr est une enceinte colonne très performante et exigeante. Afin qu'elle nous offre toute ces capacités et qu'elle restitue la totalité de sa palette musicale, on choisira de lui associer une amplification plutôt rapide afin d'alimenter avec expressivité les boomers et une source tournée vers la chaleur/matière afin de sublimer cette partie du spectre. Enfin la partie haute offerte par la Triangle est fabuleuse de précision, un rayonnement lumineux à maîtriser et moins directif et plus soyeux que dans les projets précédents (Gamme Stratos).
Enfin, la Lyrr comme la Cello du reste, prend toute sa signification à un volume assez relevé, sa générosité naturelle s'exprime avec aisance et articulation
Très belle réussite que cette nouvelle mouture française qui à n'en pas douter ravira une grande partie les mélomanes à la recherche d'une grande musicalité.
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