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Banc essai enceinte acoustique Davis CESAR :
Depuis 1986, Davis Acoustics fabrique et commercialise des hauts-parleurs et des enceintes acoustiques. Basée à Troyes, et dirigée par Monsieur VISAN, ancien ingénieur et directeur technique chez SIARE, qui a conservé et bonifié la philosophie de la marque, empreinte d'une grande musicalité et d'une restitution rigoureuse des registres.
L'enceinte colonne CESAR est le fer de lance de la marque. Enceinte bass reflex 3 voies 3 hauts parleurs, d'un rendement confortable de 93dB, elle embarque un tweeter à dôme de 28mm, un médium Kevlar de 17cm et l'imposant Woofer en cellulose graphité de 31 cm. Du haut de ces 1m10 et des 35kg à la pesée, la CESAR se situe dans la lignée des enceintes acoustiques traditionnelles, elle en impose par sa stature, sa technologie ... pas seulement loin de là !
A l'écoute ce qui frappe de prime abord c'est le naturel, l'aisance et la fluidité qu'est capable de restituer cette enceinte. La CESAR ne surjoue pas, n'en rajoute pas mais au contraire diffuse avec sérénité une palettes d'harmonies justes et dans le ton. Les liens harmoniques entre les différents registres sont respectés ainsi l'aigu, le médium, bas-médium et le grave seront biens distincts, restitués sans ruptures, en parfaite cohésion les uns avec les autres.
La neutralité et la transparence sont manifeste chez la CESAR, elle restitue ce qu'offre la galette, il faut donc être vigilant sur la qualité des enregistrements, et la musicalité sera au rendez-vous. Son rendement confortable permet une amplification de 40watts. Et le plus bluffant reste le prix de cette colonne, affiché à 2400 Euros la paire. Dans la multitude de références d'enceintes acoustiques, il est difficile de trouver une enceinte capable de rivaliser avec de telles performances pour le prix proposé.
Passons aux écoutes ! La CESAR étant neutre, l'association avec des électroniques reste un choix personnel que l'on peut orienté (en restant en cohérence avec les tarifs en éléments séparés) soit vers une écoute éarée et dynamique, auquel cas les électroniques allemandes T+A (PA1230R et CD 1230R) peuvent être d'à propos. S'il l'on souhaite conserver la dymanique et avoir plus de matière, le couple Denon DCD2000 AE et PMA 2000 AE pourrait être un bon choix. Pour des ambiances plus amples, calmes et mélodieuses, nous retiendrons la gamme FMJ de chez Arcam offrant une excellente scène sonore, large et plutôt dynamique. Nous gagnerons en grain en matière et fluidité en optant pour les électroniques japonaises CEC, avec la magnifique musicalité de la TL51XR et l'ampli AMP 5300.
De nos écoutes successives, une des plus belles association a été celle avec les électroniques MERIDIAN et plus particulièrement le pré-ampli G01 (2500 Euros) et l'ampli deux canaux de 100W G56 (2600 Euros) que nous avons associée pour l'occasion et dans un premier temps au lecteur CD CEC TL51XR et puis dans un second temps au lecteur Arcam JMF CD36. Les câbles HP sont des Choséal, un audioquest Panther fait la liaison entre les Méridian et un câble argent entre le lecteur et l'ampli.
Le CD test comprend Diana Krall "Temptation", Florin Niculescu "You don't know what love is", Jacintha "Georgia in my mind", Primrose Path "Fragile", Sclavis "Entre chien et loup", Dire Straits "Money for nothing" entre autres...
Globalement l'assocation Méridian/CEC/CESAR offre une restitution empreinte de chaleur, de densité et de grain très agréable au contact de jazz vocal de petite formation, comme Jacintha nous le fait savourer, avec une légère mise en avant du médium. On garde néanmoins la fluidité qui permet l'étalement des registres et d'une scène sonore large. La dynamique suffisante, est capable de mettre en exergue les enchaînements de notes et les attaques que propose par exemple "Entre chien et loup" de Louis Sclavis avec ces cuivres, percussions et contrebasse merveilleusement définis et distincts. La Harpe de Primrose Path sonne généreusement, ronde et le grain de la voix du chanteur est savoureux. Les cordes et le violon de Florin Noculescu filent sans pourtant être cristallins. La César permet la transition avec la voix charnelle de sa fille, chanteuse et accompangatrice sur ce morceau. Sur "Money for nothing" de Dire Straits, l'image est profonde, mais pas suffisamment pour rendre la reprise de batterie, après l'intro, palpable et physique.
L'utilisation du lecteur anglais Arcam CD36 va réajuster en diminuant la projection du médium et en ayant la partie haut du registre, c'est à dire, l'aigu plus filaire, allant plus loin dans le haut du spectre. A contrario, on va perdre au niveau du grain et de la tessiture des voix ou des instruments au profil qu'une plus grande aération/dynamique. Bref une écoute plus lumineuse et aérée que charnelle et dense.
En conclusion, la CESAR est une enceinte dynamique, articulée et constractée qui ravira tous les amoureux de la musique ... tous simplement !
De part sa richesse et le respect des timbres, la Davis délivre une exceptionnelle musicalité capable de sublimée tous les styles de musiques avec aisance et naturel. Une vraie enceinte acoustique à découvrir et à tester.
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